Qu'est-ce que la Pension Alimentaire

Est-elle censée permettre de rééquilibrer en toute équité, le différentiel entre les frais engagés par chacun des parents pour leur enfant ?

Un des deux parents héberge généralement l'enfant de façon principale et l'usage est que l'autre parent lui verse la pension.

On admet également souvent que celui des deux parents ayant les plus hauts revenus paie plus que l'autre.

Il faut noter que les allocations familiales, le quotient familial et ses incidences sur le montant de l'impôt sur le revenu, et sur différents abattements, plafonds et autre, tendent à diminuer ce différentiel dans une proportion parfois tout à fait importante.

Pour éviter de créer entre les parents un conflit toujours préjudiciable à l'équilibre et au bonheur de l'enfant, il importe que le montant de la contribution mensuelle soit établie en tenant compte des éléments suivants :

Il est à noter que lorsque des parents vivent en bonne entente, la société ne leur impose pas une dépense minimale pour leurs enfants.

Du moment que les enfants ne subissent pas de mauvais traitements et fréquentent l'école, les parents font ce qu'ils veulent de leur argent, que cela soit de l'intérêt des enfants ou non.

Différentes façons d'élever les enfants qui sont admises qui n'imposent pas de grosses dépenses, bourses de vêtements, vacances en famille, etc..

Les frais engagés par les parents pour leur enfant dépassent généralement de beaucoup le minimum absolument indispensable et, d'une certaine façon, les parents se font ainsi plaisir à eux-mêmes en même temps qu'à leur enfant. Nous appellerons pour simplifier ce supplément "le superflu", étant entendu, bien sur, que ce superflu ne l'est pas tant que ca, et fait partie intégrante de la relation indispensable de l'enfant et de ses parents.

Le parent qui ne prend son enfant en charge que le week-end et pour les vacances et le parent qui élève l'enfant au jour le jour se font plaisir à eux-mêmes en dépensant un peu de superflu.

Thèmes de réflexions :

Peut-on accepter facilement de payer à l'autre une part de ce superflu quand cela compromet la part de superflu que l'on veut soi-même dépenser pour son enfant ?

Et quand cela compromet l'indispensable ?

Etant donné que la société n'impose pas aux parents unis de dépenser ce superflu, peut-on imposer par la force, à un parent divorcé de payer ce superflu à l'autre parent. Alors que des rancoeurs sont difficilement surmontées parfois pour le bien de l'enfant, faut-il courir le risque de provoquer l'éclatement d'un conflit là où des tensions existantes tendaient à s'apaiser ?

Des principes ont été posés plus haut sur l'importance de la prise en compte de divers éléments pour parvenir à un montant équitable. Actuellement ces éléments ne sont pas pris en compte et des pères, révoltés par tant d'incompréhension, se marginalisent et se laissent jeter en prison.

 

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